La Russie en 1880

Chronique parue dans Le Temps du huit septembre 1880, mise en ligne le 26 janvier 2026. Temps de lecture : dix minutes.

À propos de la Russie — Les noces d’or de M. et Mme SardouNotes

On n’a pas oublié, sans doute, l’exposition que fit de ses œuvres, au mois de janvier dernier, dans le local du cercle de la rue Saint-Arnaud1, le peintre russe, Basile Vereschagin2. Ce fut un véritable événement parisien. Les tableaux ensoleillés de l’Inde, les toiles pleines de neige de la guerre turco-russe, firent sensation. Il y avait là un tempérament original, un peintre puissant et un penseur. Lorsque les toiles eurent été vues à Paris. M. Vereschagin les emballa et les fit transporter à Pétersbourg, où elles furent exposées.

Et — voilà qui donne une idée du singulier état des esprits en Russie — ces tableaux de bataille, qui nous avaient frappés ici comme des scènes sincèrement vues et rendues avec une simplicité éloquente, parurent, là-bas, attentatoires à la renommée de l’armée russe.

M. Vereschagin montrait une sentinelle gelée et enveloppée de neige un soldat russe mort à son poste, comme ce soldat retrouvé à sa place sous les cendres de Pompéi et, au-dessous de ce saisissant tableau de guerre, il avait écrit la parole du rapport officiel À Kipka tout est tranquille. On se récria. On vit, là-bas, dans cette simple toile, une attaque à laquelle jamais le peintre n’avait pensé, et les chauvins russes — il y a partout des chauvins — accusèrent M. Vereschagin d’avoir manqué de patriotisme.

Lui, qui avait fait sauter le premier bateau-torpille turc, qui était demeuré blessé sous les obus, qui avait eu un frère tué d’une balle au cœur au moment où il écrivait au général Skobelef3 un renseignement sur la bataille engagée, des journalistes lui reprochaient d’avoir donné une idée trop terrible de la guerre. L’enterrement de tout un régiment de chasseurs de la garde, dont un pope bénissait, en tas, les cadavres nus couchés côte à côte, faisait pousser les hauts cris.

M. Vereschagin fut obligé d’écrire aux journaux une lettre où il constatait tout simplement qu’il avait sans doute mieux fait son devoir de patriote que les écrivains irrités contre lui. Compagnon et ami de ce général Skobélef dont la mère4 vient de mourir si horriblement assassinée, c’était sous les balles, en effet, que l’artiste avait pris des croquis, recueilli ses impressions, et Skobelef, qui se connaît en courage, lui avait donné, après la campagne, son fanion de soie jaune et rouge, tout criblé de balles, déchiqueté, en loques, que M. Vereschagin préfère à toutes les décorations et qu’il conserve pieusement dans son atelier de Maisons-Laffitte.

Quel était, aux yeux des Russes, le crime de l’artiste ? Il avait fait la guerre trop vraie. Il avait peint ce qu’il avait vu. J’ai entendu le grand-duc Constantin5, l’ancien commandant de l’armée, dire devant ces toiles :

J’étais là. Je reconnais cette route. J’ai vu ces cadavres tordus. C’est vrai comme la vérité !

Mais ce qui, à Paris, saisissait par la réalité violente, à Pétersbourg paraissait impossible, effroyable, bon à être caché, exécrable, dangereux à être montré ! Rien ne marque mieux l’atmosphère intellectuelle et morale des deux pays. L’horreur de de la guerre nous paraissait œuvre de philosophe en même temps que d’artiste. En Russie, elle semblait un manque de civisme ou plutôt une désobéissance, une sorte d’indiscipline6.

Ce sont évidemment ces restrictions inintelligentes qui donnent quelque force — au moins apparente — à ces nihilistes dont Tchernychewsky7 — biographie et pourctraicturé ces jours-ci par l’Égalité8 fut un des inspirateurs. Mais les nihilistes ont-ils vraiment la puissance qu’ils s’accordent à eux-mêmes et qui serait considérable, si l’on en croyait les correspondances de M. Hartmann9 ? M. Ernest Lavigne, après avoir publié un excellent roman sur ce sujet, le Roman d’une nihiliste10, a voulu faire mieux et écrire, sinon une histoire, au moins une Introduction à l’histoire du nihilisme russe11. Il y a, dans ce volume qui restera, des pages très profondes sur les étudiants russes, le nihilisme scientifique, les procès célèbres de Vera Zassoulitch12, de Karakosof13 et de Mlle Bardine14. C’est vraiment un ouvrage à relire et à conserver. Il en est peu d’aussi attachants et d’aussi informés ; M. Lavigne a vécu en Russie. Il a le don de voir et celui de bien rendre ce qu’il a étudié. Évidemment cette remarquable Introduction à l’histoire du nihilisme apprend bien des choses sur ce mouvement, cette crise, cette maladie, comme on voudra, qui me paraît du pessimisme mis en pratique, du Schopenhauer traduit par des actes. Les nihilistes et les skoptzys, ces amoureux du néant, regardant la vie non seulement comme un mal mais comme un crime, la virginité comme un devoir, ne pouvaient naître que chez ce peuple qui subit, comme certains adolescents nerveux, une crise de croissance. Quelqu’un me disait avec force (il est vrai que ce quelqu’un est Polonais) : « Souvenez-vous qu’il n’y a pas d’hommes libres en Russie, mais seulement des esclaves révoltés ». Le mot est éloquent il est vengeur pour un fils de la Pologne. Est-il juste ? M. Ernest Lavigne nous a donné d’excellentes indications là-dessus et des documents précieux.

Mais à ce témoignage d’un Français, qui, en dépit de sa clairvoyance pourrait paraître suspect, me permet-on de joindre le témoignage d’un Russe ? On a tant parlé de la Russie et des Russes, et du nihilisme, qu’il est bon de mettre les points sur les i.

Un ami, qui est un fin connaisseur et un esprit pensif, m’avait à ce sujet signalé depuis quelque temps comme donnant sur la Russie une idée singulièrement frappante certaines lettres que M. G. Wyroubof15 adressait naguère à M. E. Littré, et qui ont paru dans la Revue positive16. Le fait est qu’elles sont bien intéressantes et éclairent la situation d’un jour inattendu.

M. Wyroubof est Russe, il a donc tout ce qu’il faut pour bien voir ; il est médecin, c’est-à-dire qu’il peut observer de très près. Ce n’est pas un voyageur sentimental. C’est un philosophe. Il ne se contente pas de regarder l’épiderme, c’est-à-dire la ville, le café, le musée, le théâtre il ausculte, c’est-à-dire qu’il va s’établir à cent lieues au sud-est de Moscou, par conséquent, comme il le dit, au centre géométrique de la Russie d’Europe, et là, il regarde, il écoute, il observe, il cause. M. Tourguéneff17, qui en fait autant, disait récemment à M. de Goncourt :

— Quand je vais en Russie, je parle avec les paysans. Il y a trois générations autour de moi : l’aïeul, vieux serf abêti et courbé, qui ne répond rien quand je lui adresse la parole, et qui salue respectueusement ; le fils, homme de quarante ans, beau parleur, phraseur et conteur et — plus inconnu que les deux autres — le nouveau venu, le jeune homme qui garde son secret et vous sonde de ses yeux profonds18.

L’illustre romancier est un psychologue de premier ordre. Il doit avoir bien vu. Mais M. Wyroubof a peut-être plus de facilités pour regarder, étant docteur. Il constate, dans ses lettres à M. Littré, un progrès économique réel dans toute la Russie. Le paysan n’a plus la haine de la machine. Il vit, il se laisse vivre et il est terriblement loin de cette révolution qu’on nous prédit comme devant éclater là-bas.

Faites comme moi, évitez les capitales, allez directement de Paris à Tambow19, dit M. Wyroubof, laissez de côté les quelques centaines, les quelques milliers si vous voulez, qui représentent les politiques de profession, et tombez à l’improviste au milieu des populations provinciales, c’est-à-dire des millions ; vous verrez qu’elles sont parfaitement tranquilles… Vouloir soulever ces masses me paraît absolument insensé ! Et quand je parle des masses populaires, je n’entends pas seulement les paysans, les anciens serfs émancipés, j’entends aussi tout ce monde qui habite la province petits propriétaires fonciers des campagnes, commerçants et petits employés des villes. Tout cela garde une imperturbable placidité au milieu de l’agitation factice des hautes sphères gouvernementales. C’est à ce point que j’ai eu toutes les peines du monde à savoir si le pays que j’allais parcourir en chasseur était compris dans l’état de siège et si, par conséquent, j’avais besoin d’un permis de port d’armes.

Voilà la vérité, sans nul doute.

Notez que M. Wyroubof, tout en rassurant ainsi les gens, ne leur présente point la terre russe comme un Eldorado : des prêtres ivrognes, mourant de faim ou d’alcoolisme, trafiquant et volant pour subsister ; des écoles n’existant que sur le papier, un budget de 350 francs par an pour un canton de 3 000 habitants disséminés dans un rayon de 10 kilomètres ; nul désir de s’instruire, parmi les paysans ; une sorte de parodie du régime parlementaire dans les élections communales ; l’éloquence des poumons et des muscles entraînant le succès dans le vote. Presque point de médecins pour soigner tant de pauvres malades, que mine la fièvre paludéenne, endémique dans ces pays. (M. Wyroubof ne parle nécessairement que de ce qu’il a vu). Une hygiène fantastique, une nourriture insuffisante, pas de poêle dans les logis misérables, le feu au milieu de la pièce, toute la famille vivant dans la fumée qui s’en va, tant bien que mal, par un orifice pratiqué dans le mur. Chez les plus riches, un calorifère qui sert à tout réchauffer, les mets et les hommes, et qui cuit en effet les uns et les autres. Aussi, dès qu’un accès de fièvre survient, complication céphalalgie, délire, prostration, coma. M. Wyroubof en a sauvé, de ces malades, en les faisant porter au grand air. Les Russes étaient stupéfaits. L’air, le grand agent de vie, leur manque, ce peuple étouffe.

Et les enfants ? Ils meurent de tout. De chaud et de froid. Sur cent morts, il y a cinquante-huit enfants. Une lèpre aussi ronge ces pauvres gens des villages entiers sont atteints, — et sans le savoir ! — de la maladie que Fracastor20 a chantée ; et pour soigner ces misérables, tombant comme des mouches sous l’ombre noire de leurs sapins, il n’y a souvent que quatre médecins par district ; quatre médecins pour une population de 250 000 individus, quatre médecins pour une superficie de 6 000 kilomètres carrés. Et quels médecins ! Des gens qui sont comme le Sangrado de Le Sage21, qui distribuent, au hasard, des poudres contre les maux de tête et s’en vont. M. Wyroubof réclame la fondation de petits hôpitaux de village. Ce serait le salut matériel de son pays.

C’est là tout ce qu’on a écrit de plus vrai, de plus frappant sur la Russie.

Quant aux nihilistes, M. Wyroubof n’y croit guère. Une poignée de fous dans un pays de 80 millions d’habitants. Des épisodes tragiques, dramatiques, et un public calme, indifférent, apathique devant ce duel entre le général Mélikof22 et « quelques centaines d’écervelés ».M. Wyroubof ne voit là qu’un cas de pathologie sociale, et comme remède il prescrit le régime représentatif. C’est un peu la conclusion du livre de M. Ernest Lavigne.

Mais le médecin a un mot terrible sur le paysan russe :

— L’alcool plus ou moins hydraté continue, dit-il, à être le grand, je me trompe, le seul principe du gouvernement populaire.

Il faut que les Russes y songent. Le poète Elim Metcherski23, dans ses Roses noires, assigne à sa Blanche Russie, sa fiancée éternelle, le rôle prépondérant dans l’histoire de l’avenir. Soit. Mais l’ordonnance du médecin vaut mieux, en certains cas, que le rêve séduisant du poète. Songez à ces villages d’alcooliques perdus, là-bas, dans les terres silencieusement couvertes de neige et vivant dans la fumée, loin du maître qui enseigne et du médecin qui sauve. Le tableau est moins romanesque sans doute que celui d’une Russie arborant le coq rouge et préparant au monde de dramatiques coups de théâtre, mais la scène est plus vraie, et, à tout prendre, le remède est plus facile. Peuple de malades qu’on sauvera par la science et la liberté.

Les noces d’or de M. et Mme Sardou

Ceux qui se figurent encore que ce qui touche au théâtre, aux lettres, aux œuvres du démon, ne connaissent point les profondes joies, douces et chères, de la famille, auraient dû assister hier, à Marly, aux noces d’or de M. et Mme Sardou24. Ce cortège, sortant du Verduron pour se rendre à l’église et où marchaient en tête le père et la mère de l’académicien, suivis de leurs petits-enfants, avait comme un aspect de tableau de Knaus25, plus mondain, moins villageois, mais charmant. On a dansé sous les grands arbres. M. Victorien Sardou, vif et jeune, en habit noir, pantalon gris et cravate blanche, a ouvert ce bal improvisé avec sa mère, faisant vis-à-vis à son père et à Mme Victorien Sardou. Au piano descendu du logis, M. Émile Jonas26, le musicien, s’était assis et improvisait un quadrille. C’était touchant et aimable ce tableau familial, cette fête de la vieillesse, éclairée par ce beau soleil. Un Debucourt27 ! nous disait M. Sardou, en souriant.

La fête avait été tout intime. Le soir, un repas de famille a réuni les parents à qui, au déjeuner, M. Vitu28 avait porté un toast, et l’on a, sur la pelouse, tiré des pétards et des fusées, comme le matin on avait mis le feu à des canons du temps de Louis XV, bibelots précieux qui ornent d’ordinaire l’antichambre de Marly. Rien de plus cordial, de plus simple et de plus émouvant que cette cinquantaine. On eût dit une coutume de la vieille France célébrée par une fraction du tout Paris.

Notes

1       La rue Saint-Arnaud, commémorant le responsable du massacre de la « canaille parisienne » qui refusait le coup d’état de Napoléon III. Cette petite rue a été rapidement renommée par la République en 1873 puis une seconde fois l’an dernier (août 1879) du nom du philosophe voyageur Volney. Cette rue se trouve entre le boulevard des Capucines et la rue de la Paix. Ce « Cercle de la rue Saint-Arnaud », artistique et littéraire, a suivi le mouvement et, ce huit septembre 1880 porte le nom de « Cercle Volney », ce nom disparaissant rapidement afin de se mettre à l’abri des aléas politiques. Pour approfondir, voir l’article d’Henry Houssaye « Les Petites expositions de peinture » dans la Revue des deux mondes de mars 1880.

2       Vassili Verechtchaguine (1842-1904) a étudié la peinture à Saint-Pétersbourg puis à Paris. Peintre militaire, il a accompagné l’armée russe dans ses campagnes, où il est mort. Les noms russes sont laissés dans la graphie originale ; les notes donnent la graphie la plus courante au début du XXIe siècle.

3       Mikhaïl Skobelev (1843-1882).

4       Olga Skobeleva (née Olga Poltsavtseva, 1823-1880, égorgée).

5       Constantin Nikolaïevitch Romanov (1827-1892), grand-duc de Russie.

6       Il n’est pas impossible que lors de la guerre franco-prussienne de 1870, de telles peintures françaises aient représenté les mêmes violences… et les mêmes répulsions. Si ce n’est pas le cas, c’est que les peintres français, mieux que les peintres Russes avaient préalablement assimilé la censure.

7       Nikolaï Tchernychevski (1828-1889), écrivain, philosophe et révolutionnaire russe.

8       Voir L’Égalité, « Organe collectiviste révolutionnaire paraissant le mercredi » du 18 août 1880, toute la page huit et dernière de cet hebdomadaire en petit format, avec portrait de Nikolaï Tchernychevski.

9       Karl Robert Eduard von Hartmann (1842-1906), philosophe allemand de l’inconscient.

10     Ernest Lavigne, Roman d’une nihiliste, Olendorff 1879, dédié « À Louis Gall, administrateur de La Liberté, témoignage d’affection et d’estime. » 350 pages. Ernest Lavigne, né en 1845, normalien. Communard réfugié à Saint-Pétersbourg, il y fonda, avec Paul Martine (1845-1913) le quotidien, La Neva, qui dura quatre mois, et dans laquelle a écrit Louis Dumur.

11     Ernest Lavigne, Introduction à l’histoire du nihilisme russe, Charpentier 1880, 403 pages.

12     Véra Ivanovna Zassoulitch (1849-1919), révolutionnaire russe.

13     Dmitri Karakozov (1840-1866), est réputé être le premier révolutionnaire à avoir commis un attentat contre Alexandre II de Russie en avril 1866. Il a été pendu en septembre. Le dernier attentat sera réussi en mars 1881 (note suivante).

14     Sofia Lvovna Perovskaïa (1853-3 avril 1881), membre de l’organisation terroriste révolutionnaire Narodnaïa Volia. Sofia et son compagnon Andreï Jeliabov (1851-3 avril 1881) étaient parmi les plus actif de cette organisation. Jules Claretie et d’autres la nomment Solia Bardine, il doit y avoir une raison.

15     Grégoire Wyrouboff (ff) (1843–1913), philosophe positiviste d’origine russe, sera naturalisé Français en 1887. Disciple d’Auguste Comte, titulaire de la chaire d’histoire des sciences au Collège de France.

16     La Philosophie positive, revue fondée par Émile Littré et dirigée par Émile Littré et Grégoire Wyrouboff, parue de 1867 à décembre 1883.

17     Ivan Tourgueniev (1818-1883), écrivain prolifique, très intégré dans la vie littéraire française. Après avoir habité rue de Rivoli (face au jardin), a vécu rue de Douai, où a aussi habité Jules Claretie.

18     Journal Goncourt au premier février 1880 : « Hier Tourguéneff donnait à Zola, à Daudet, à moi, un diner d’adieu avant son départ pour la Russie. / […] Puis, pendant que nous sommes encore seuls, il se met à parler de la vie qu’il va mener dans six semaines, […] / En délicat observateur, et fin comédien, il me donne la représentation des trois couches de la génération actuelle : les vieux paysans, dont il imite le parler sonore et vide et composé de monosyllabes et d’adverbes qui ne concluent jamais ; les fils de ces paysans à la parole bavarde et belle diseuse ; les petits-fils, la couche silencieuse, diplomatique, et souterrainement destructive. »

19     Tambov est une ville de 300 000 habitants en 2020 (40 000 en 1880), située à 500 kilomètres au sud-est de Moscou.

20     Girolamo Fracastoro (vers 1480-1553), médecin italien, auteur de Syphilidis, sive Morbi Gallici (1530), réédité par Les Belles lettres en novembre 2011.

21     Alain-René Lesage (1668-1747), romancier et auteur dramatique. L’Histoire de Gil Blas de Santillane, parue au début du XVIe siècle, est le récit de la laborieuse ascension sociale d’un jeune homme. Dans ce roman, Sangrado est un escroc se faisant passer pour médecin.

22     Mikhaïl Loris-Melikov (1824-1888), militaire russe brillant mais piètre homme d’État, mort à Nice.

23     Élim Mestscherski (1808-1844), poète russe d’expression française. Les Roses noires est paru en 1845 à la Librairie d’Amyot, éditeur, six rue de la Paix. « Sur ce monde indigent et triste / Trône quelque démon rieur ; / Mais Dieu, qui toujours nous assiste, / Nous donne un monde intérieur ». Pour pochette surprise.

24     « M. et Mme Sardou » sont ici les parents, Antoine et Marie, de Victorien Sardou, né en 1931, un an et un jour après le mariage de ses parents.

25     Ludwig Knaus (1829-1910), peintre et graveur allemand.

Ludwig Knaus, Promenade dominicale (1889)

26     Émile Jonas (1827-1905), compositeur d’opéras ayant eu du succès sous le second empire, a connu le déclin après la guerre… et se trouvait donc davantage disponible pour animer les noces d’or de son voisin.

27     Philibert Debucourt (1755-1832), peintre.

28     Auguste Vitu (1823-1891), journaliste.